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Burn out : l’individualisation en question

Mise en ligne 06/06/2017 Actualités Santé et travail

La Haute autorité de santé (HAS), qui a publié, le 22 mai, ses recommandations sur le burn out, en proposant une prise en charge qui « doit être individualisée en fonction des manifestations constatées, des éventuelles pathologies associées identifiées, de l’historique du patient et de son travail », continue de provoquer des réactions. Ainsi, le syndicat des médecins du travail, CFE-CGC Santé Travail, souligne la « méconnaissance » de cette instance : « mettre en avant les facteurs personnels c’est faire un pas vers la déconstruction du principe de la présomption d’origine : un cancer chez un travailleur de l’amiante pourrait être dû au tabac... » Pour ce syndicat, « inscrire le burn-out sur le tableau des maladies professionnelles » ce serait enfin « rendre justice aux victimes » et « faire assumer le coût aux entreprises qui le génèrent. Les pathologies psychiques liées au travail coûtent 617 milliards d'euros aux Européens. » Pour sa part, la Fnath craint que la recommandation de la HAS n’incite « à une analyse des antécédents personnels et familiaux, conduisant ainsi à ne pas avoir une réflexion plus globale sur l’organisation générale du travail. » Déjà, fin janvier dernier, notre confrère, Santé & Travail, soulignait que la démarche de la HAS allait inquiéter les médecins du travail.

Photo: crédit © jayfish- Fotolia.com

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