Témoignages

Nicolas Revel : DMP : « la majorité des Français est convaincue »

Mise en ligne 02/04/2019 Actualités Temoignages Dossier

Interview du directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), Nicolas Revel, sur le lancement du dossier médical partagé.

A part entière : A quoi sert le DMP ?
Nicolas Revel :
Le DMP sert, d’une part, à informer les patients. Jusqu’ici, le patient était le seul qui n’avait pas immédiatement accès à son histoire médicale, sauf à conserver consciencieusement tous ses documents. Ce nouveau dossier lui permettra également de gérer ses informations en les complétant, les supprimant ou en les occultant. Le DMP concourt, d’autre part, à l’amélioration de er la qualité de la prise en charge et en permet de partager l’information avec les professionnels de santé de son choix. Enfin, le patient il doit servir pourra y à exprimer ses directives anticipées. Une rubrique est est dédiée à ce sujet dès le printemps 2019.

APE : Comment le promouvoir, car jusqu’ici le DMP était confidentiel ?
N.R. :
En 2016, année où le DMP a été repris par l’Assurance mmaladie, on avait atteint 500 000 dossiers seulement avaient été ouverts. Et en 12 ans ! Qu’est-ce qui explique cet insuccès ? Avant, il fallait passer par le médecin en face à face pour le mettre en place. Aujourd’hui on peut l’ouvrir de multiples manières : avec son médecin, en ligne, dans une cpam, auprès des pharmacies et bientôt, j’espère, avec une infirmière libérale. Quand nous avons réalisé le lancement officiel du DMP, en novembre dernier, nous en étions à 1,8 million de dossiers. Désormais, nous atteignons la barre des 4 millions. Deuxième conditions de son succès : il faut que le DMP soit alimenté. En 2016 la moitié des dossiers étaient vierges. Aujourd’hui, dès qu’un dossier est ouvert, l’Assurance mmaladie injecte (sous 48 heures) 2 années de consommation de soins qu’elle connaît. Pour les autres informations, nous amenons progressivement de nombreux établissements à venir l’alimenter, comme les laboratoires de biologie, les hôpitaux publics, les Ehpad…

APE : Est-il vraiment sûr ?
N.R. :
Notre hébergement répond aux standards actuels. En outre, les patients peuvent garder la main sur leurs données, comme ils l’entendent, et interdire l’accès à tout tiers. Evidemment, ils ne peuvent interdire à leur médecin traitant d’y accéder. Ils ne peuvent, non plus, occulter un document à son auteur.

APE : Est-il facile à utiliser ?
N.R. :
En plus du site internet, nous avons développé, par exemple, une application qui permet d’accéder à son dossier depuis son smartphone.

APE : Les Français vont- ils s'en emparer cette fois-ci ?
N.R. :
La majorité des  Français est convaincue. Il faut que nous continuions à proposer des modalités d’utilisation simples et que nous réussissions avec toutes les professions de santé à alimenter le DMP afin de bien répondre à cette question : « est-ce que j’ai bien toute l’information que je m’attends à y trouver ? »

PLuton
La Fnath et le DMP

Crédit : Contextes

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