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Les effets du travail de nuit

Mise en ligne 17/05/2017 Actualités Santé Chiffres

Dans son blog sur le site praeconseil.com, Anne Richard, Directrice du développement commercial et du marketing digital, rappelle les effets néfastes du travail de nuit démontré par un nombre important d’études épidémiologiques. Selon l’article L3122-32, le travail de nuit reste exceptionnel, pour des périodes de travail comprises entre 21 heures et 7 heures du matin. La durée quotidienne de travail de nuit ne peut pas dépasser 8 heures consécutives sans dépasser 40 heures par semaine, mais peut faire l’objet d’une dérogation par accord d’entreprise ou d’établissement, convention ou accord collectif de branche, pour une durée maximale hebdomadaire à 44 heures.

Le travailleur de nuit bénéficie d’un repos quotidien de 11 heures, mais l’employeur peut en informant l’inspecteur du travail, déroger à cette période en cas d’urgence. Des protections spécifiques sont mises en place : les femmes enceintes profitent d’une protection spécifique visant à les affecter sur un poste de jour pendant leur grossesse et jusqu’à la fin du congé maternité. D’autre part, le travailleur de nuit bénéficie d’une visite d’information et de prévention faite par le médecin du travail, l’infirmier(e) etc… avant son affectation et d’une visite médicale obligatoire tous les 6 mois.

Les conséquences du travail de nuit sur la santé

Une étude menée par « Nurses’ Health Study » depuis 1988, sur environ 75000 infirmières en bonne santé travaillant au moins 3 nuits par mois, fait ressortir qu’au bout de six ans de travail de nuit, l’effet néfaste du décalage est ressenti. Celles qui ont travaillé de nuit durant 6 à 15 ans sont exposées à un risque accru de 11 % de mortalité, de maladie cardiovasculaire de 19 à 23 % (et de 23 % pour celles qui ont œuvré plus de 15 ans).

Le rapport « Shiftwork and Health » publié en 2000 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) met en avant les troubles associés au travail de nuit :  troubles du sommeil et digestif, troubles gynécologiques (au cours de la grossesse risque d’une augmentation d’avortement spontané, d’accouchement prématuré et de retard de croissance intra utérin), cardio-vasculaires, psychologiques et cancer du sein (qui serait dû aux perturbations des rythmes biologiques) et colo­rec­tal. En cause, la per­tur­ba­tion des ryth­mes cir­ca­diens et l’affai­blis­se­ment des défen­ses immu­ni­tai­res résul­tant d’une insuf­fi­sance de la méla­to­nine.

Depuis 2007, le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) a classifié le travail de nuit comme « agent probablement cancérogène pour l’homme ».

Dans une enquête « Santé et itinéraire professionnel » menée en 2007 par la Drees et la Dares portant sur des personnes âgées de 50 à 59 ans, exposées pendant au moins quinze ans au travail de nuit. À caractéristiques sociodémographiques équivalentes, une exposition de quinze ans ou plus au travail de nuit accroît la probabilité d’être limité dans les activités quotidiennes de presque 50 %.

Pour en savoir plus : https://www.praeconseil.com/effets-travail-de-nuit-reglementation-impact-sante

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