Témoignages

Une main en 3 dimensions

Mise en ligne 16/10/2015

Depuis quelques semaines, Maxence arbore fièrement une main faite sur mesure qui n’a rien coûté à ses parents. Plus qu’un jouet, moins qu’une prothèse médicale, cette nouvelle main représente un super progrès fun et sérieux à la fois.

L’imprimante 3-D est-elle la technologie du futur qui apportera des réponses adaptées en terme d’appareillage ? Il est trop tôt pour répondre à cette question, mais, déjà, Virginie Contegal se félicite de voir son petit garçon de six ans, Maxence, avec cette nouvelle prothèse de main en plastique réalisée grâce à une imprimante 3-D et offerte. « Je dis souvent que Maxence est né avec quelque chose en moins, mais il a plein de qualités en plus : il sait se débrouiller. Désormais avec sa main de super héros, il a quelque chose en plus que lui envient les enfants dits valides. » Et cela change tout.

 Agénésie

Maxence souffre d’agénésie, il est né sans main droite. Ses parents, actifs au sein de l’association Assedea, ont choisi de ne pas l’appareiller en concertation avec leur médecin qui estimait qu’il fallait attendre de voir comment il se débrouillait sans puis d’aviser. « Mais lorsque l’on a pris connaissance du projet Enable, se souvient Virginie, nous avons souhaité les approcher et nous avons rencontré Thierry Oquidam qui les représente en France et possède une imprimante 3-D. Notre association voulait tester cette main et nous avons choisi Maxence. » Des photos ont été prises de sa main gauche et de son poignet droit.  Les informations ont été traitées sur un logiciel de modélisation. Puis, l’imprimante a recréé une petite main en utilisant le motif et les couleurs choisis par notre fils. Il voulait une main de super héros et a bien spécifié : « je veux que ce soit ma main avec mes couleurs et un M comme Maxence »

Non médical

« Cette nouvelle main reste évidemment limitée, mais ça lui permet, par exemple, de manger un yaourt et de se familiariser avec une prothèse », explique sa maman qui a conscience qu’il ne s’agit pas du tout d’une prothèse médicalisée. C’est une prothèse rudimentaire qui se renferme quand on bouge le poignet. La préhension n’est pas fine, mais en même temps elle ne nécessite aucun apprentissage. Maxence, évidemment, a pu s’en servir instantanément. « Cela peut permettre de normaliser le fait d’être atteint d’agénésie et de vulgariser le fait de porter une prothèse. À son âge, il l’a prend, la pose, l’emporte dans son bain, la montre à tout le monde. Il peut même la casser. L’imprimante reproduit à l’infini des pièces ! »

Cette expérience a pris des proportions telles que Maxence et sa main ont été médiatisés sur toute la planète, cet été. C’est parti d’un article dans le Dauphiné libéré repris dans toute la presse… « Cette médiatisation fait qu’il s’en est un peu lassé, mais il était tout fier de l’arborer à nouveau à l’école ! »

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