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Souffrances infirmières : nouvel observatoire

Mise en ligne 16/05/2019 Actualités Vos droits Santé et travail

Souffrance infirmière est un nouvel observatoire sur internet, lancé le 12 mai 2019.

Observatoire
Appelé Osat, pour Observatoire de la souffrance au travail des professionnels infirmiers, cette nouvelle structure en ligne a été mise en place par plusieurs syndicats. Il s’agit de Convergence infirmière, du Syndicat national des infirmiers et conseillers de santé (Education nationale MESR Snics FSU), du Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé (Education nationale) Snies Unsa Education, et du Syndicat national des professionnels infirmiers (salariés public, privé, entreprise) SNPI CFE-CGC.

Souffrances
Ce nouveau site offre aux professionnels de remplir un formulaire de déclaration afin d’exprimer les difficultés rencontrées. Il s’adresse à des infirmières ou des infirmiers syndiqués ou non. Ces derniers peuvent demander à être rappelés par « un syndicaliste formé à cet effet, qui va d’une part répondre à son besoin d’écoute, avec des questions ouvertes et d’autre part l’aider à murir sa réflexion, et le conseiller pour ses démarches ». Il peut se voir proposé d’être guidé vers une plate-forme spécialisée si un soutien psychologique est nécessaire.

Infirmières
La pénibillité du travail infirmier, explique le site est de nature physique, psychique et mentale. Il cite l’augmentation de la charge de travail, un sous-effectif, des horaires difficiles et perturbants comme les équipes de nuit, mais aussi l’exposition aux produits dangereux, la manutention des patients.  Il réclame une véritable reconnaissance de la pénibilité de ce métier. Selon le site, la situation s’est aggravée ces dernières années pour plusieurs raisons : l’agressivité de certains patients et la solitude.

Pénibilité
Ce nouvel Observatoire demande à ce que la pénibilité soit liée au métier, et non plus au statut, puisque de nombreux professionnels exercent dans plusieurs cadres. Il réclame une majoration de durée d’assurance et souligne que l’espérance de vie d’une infirmière est inférieure à l’espérance de vie des femmes en général sur le plan statistique (78 ans contre 85). « La réparation est une chose », proclame cet observatoire, mais « la "prévention" est indispensable pour faire baisser le nombre d’infirmières diplômées d’Etat en invalidité ». 30 % des aides-soi­gnan­tes et 20 % des infir­miè­res partent en retraite avec un taux d’inva­li­dité, indique l’Observatoire.

Etre défendu par la Fnath.

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