Vie de l'association

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Il est temps de redonner la parole aux victimes du travail

Mise en ligne 24/07/2015

La résolution adoptée à 98% des voix met l’accent sur la nécessaire mobilisation de l’association pour défendre les victimes du travail et lutter contre les nombreux reculs.

 

Si la santé au travail n’a jamais été autant au cœur des débats des politiques, mais aussi des préoccupations de nos concitoyens, les droits des victimes du travail reculent. Les rares améliorations annoncées relèvent de la pure communication. Les victimes du travail ont le sentiment d’être incomprises par une société qui a choisi depuis trop longtemps de détourner le regard de la réalité de leur quotidien et de leur indemnisation.

 

 

Depuis 1921, la FNATH se mobilise pour faire avancer le droit des mutilés du travail. Près d’un siècle après, et malgré des améliorations obtenues au fil des années, la FNATH appelle de ses vœux un large débat public sur l’indemnisation des victimes du travail. Le temps est venu d’agir et de faire de cette question un enjeu majeur de la politique sociale et des programmes des partis politiques, en particulier à l’horizon des prochaines échéances électorales. Mais c’est dès à présent et avant même la fin du quinquennat qu’il convient de faire avancer les droits des victimes du travail. Car elles ne peuvent plus attendre !  

 

Si les questions de la santé au travail semblent être de plus en plus sur le devant de la scène, les actions concrètes relèvent davantage de reculs sociaux que de progrès : citons à ce titre la non revalorisation des rentes accidents du travail et maladies professionnelles, les difficultés accrues pour faire reconnaître l’origine professionnelle d’un accident ou d’une maladie, les modifications du tableau des maladies professionnelles consacrées aux troubles musculo-squelettiques… Et la liste n’est pas exhaustive.

 

Les améliorations à apporter sont donc multiples et urgentes. La FNATH appelle donc les parlementaires ainsi que les partenaires sociaux à se saisir de ces questions en donnant la parole aux victimes du travail. La FNATH appelle à une réflexion sociétale et partagée sur le sort réservé aux victimes du travail. Des mesures concrètes doivent être prises, d’autant plus que la branche accidents du travail et maladies professionnelles est excédentaire. Parmi les mesures qui pourraient être prises rapidement, les délégués de la FNATH insistent sur une véritable mise en œuvre de la décision du conseil constitutionnel, octroyant une réparation intégrale en cas de faute inexcusable, mais toujours peu appliquée, sur l’amélioration de l’indemnisation de l’aide humaine, une réforme en profondeur de la justice ou sur une prise en compte réelle de l’incidence professionnelle d’un accident ou d’une maladie…

 

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