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Comment vont les habitants de Saint-Nazaire ?

L’Agence régionale de santé (ARS) a publié des données préoccupantes soulignant des indicateurs de santé défavorables dans la région de Saint-Nazaire.

Loire-Atlantique-Carene
La population de la Carene, une communauté de communes rassemblant Saint-Nazaire et son agglomération, connaît des taux de morbimortalité supérieurs à la moyenne française pour les cancers (en particulier des voies aérodigestives supérieures et du poumon), les maladies respiratoires, les accidents de la vie courante, les troubles mentaux et du comportement, le suicide, les pathologies liées à l’alcool et, à un moindre degré, pour les maladies cardiovasculaires, indique l’Observatoire régional de la santé (ORS). La Carene, qui dépasse les 127 122 habitants -sa population a même augmenté de  4,3 % depuis 2010-  présente ainsi une « surmortalité globale », qui touche particulièrement les personnes âgées de moins de 65 ans, et notamment les hommes de cette classe d’âge.

Indicateurs de santé défavorables
Une première étude de la santé des habitants de la région Loire-Atlantique, réalisée en 2018, dans le cadre du projet régional de santé, par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’ORS avaient montré des « indicateurs de santé défavorables ». Notamment en ce qui concerne la région nazairienne. Dans ce cadre l’ARS avait réclamé un « diagnostic » à l’ORS à propos de la Carene. Ce sont ces données, dont la publication sur internet a été promise le 10 septembre dernier par la préfecture de Loire-Atlantique, qui viennent d'être publiées notamment sur le site de l’ARS, le 13 septembre.

Agence régionale de santé
Reprenant les chiffres publiés, cette préfecture reconnaît, en particulier, dans la population masculine de la Carene, « une fréquence plus élevée de cancers par rapport à la Loire-Atlantique ». Trois communes (Saint-Nazaire, Trignac et Montoir-de-Bretagne) sont particulièrement touchées par les cancers du poumon, des voies aéro-digestives supérieures et de la prostate. « Une fréquence plus élevée du cancer chez la femme est observée à Pornichet. Une surmortalité par cancer du côlon-rectum est également observée parmi les habitants de la Carene. »

Facteurs
« De multiples facteurs, de natures très diverses (génétique, habitudes de vie, environnement, expositions professionnelles...) sont susceptibles d’être à l’origine » de cette situation particulière, indique le site de la Carene. Les auteurs qui commentent les résultats s’intéressent particulièrement à une consommation excessive d’alcool...

Santé publique France
Mais la préfecture de Loire-Atlantique admet que de multiples facteurs « peuvent être en cause, notamment génétiques, liés aux comportements et habitudes de vie, aux expositions professionnelles et environnementales. » Elle précise que l’ARS a demandé à Santé publique France d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une étude épidémiologique qui permettrait de quantifier la part des pathologies attribuable à la pollution atmosphérique. « Une étude épidémiologique sera également engagée, sous le pilotage conjoint de la Direccte et du registre des tumeurs de Loire-Atlantique/Vendée, afin de mieux cerner la part attribuable aux expositions professionnelles dans les cancers survenus sur le territoire de la Carene. »

PLuton
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