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Santé au travail. La ministre tente de rassurer

Mise en ligne 07/01/2018 Actualités Santé et travail

Muriel Pénicaud réaffirme que la santé au travail reste un enjeu clé à ses yeux, déplorant la situation «intolérable» actuelle. Deux missions sont lancées sur ce sujet, dont une tout particulièrement consacrée aux risques chimiques.

La ministre du Travail et sa collègue à la Santé, ont annoncé qu'elles souhaitaient «faire de la santé au travail, notamment du renforcement des dos­siers de prévention, une de (leurs) priorités communes,» En réponse aux demandes d'amendements formu­lées par les députés lors des débats sur les Ordonnances Macron (lire Dossier page 13 et Vos droits page 10), Muriel Pénicaud a réaffirmé, le 23 novembre 2017, que la santé au travail était un enjeu clé. Elle a indiqué que le gou­vernement avait demandé à plusieurs spécialistes, Jean-François Naton (représen­tant syndical CGT et membre du Cese), Charlotte Lecocq (députée) et Bruno Dupuis (personnalité qualifiée), de réaliser un état des lieux de la santé au travail et de faire des propositions pour le 31 mars prochain. Nous «sommes d'accord pour dire que la situation demeure perfectible sur bien des aspects», admet la ministre du travail qui déplore « un nombre particulièrement élevé» d'accidents du travail et de maladies professionnelles en France : 626 227 accidents du travail, dont 514 décès, et 48 762 maladies profes­sionnelles, dont 382 décès en 2016. «C'est évidemment intolérable.»

Il faut, poursuit la ministre, que « progressent la coordi­nation des acteurs, le partage d'informations entre profes­sionnels de santé au travail et en ville (...) dans le respect des données sensibles et l'articu­lation des services de santé au travail avec les autres secteurs de santé.» Rappelant le risque de pénurie de médecins du travail, elle souhaite rendre cette spécialité plus attractive.

Risques chimiques

Les deux ministres ont éga­lement confié au professeur Frimat, spécialiste de la santé au travail, «une mission visant à renforcer la prévention sur l'exposition des risques, à garantir le suivi des salariés concernés, y compris lorsqu'ils changent d'employeur, et à s'assurer d'un mode de répara­tion adapté pour tenir compte de l'effet différé de l'exposition à des agents chimiques dangereux ». Parallèlement à la mise en place du C2P (nou­veau compte professionnel de prévention, lire page 11), explique le ministère du Travail et compte tenu des effets différés sur la santé que peut causer, en effet, une exposition prolongée à des agents chimiques dangereux, la ministre «avait annoncé dès le 20 juillet dernier aux partenaires sociaux du Conseil national de l'orientation des conditions de travail, que la réflexion se poursuivrait sur ce sujet. Cette mission fait suite au travail mené durant l'été par la Direction générale du travail». Ses conclusions sont attendues pour le 31 janvier 2018.

Photo: crédit © wellphoto -Fotolia.com

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